ROCHE D’AGOUX

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Historique de Roche-d’Agoux

Origine  : famille chevaleresque, l’une des plus importante de la province d’Auvergne et du pays de Combraille ; elle tire son nom du lieu de Rochedagoux, situé en Basse-Auvergne, près de Pionsat, où elle avait fait construire un château ; celui-ci dont le nom se transforma en Rochedragon, resta en possession de la branche aînée jusqu’en 1520 ; à cette époque le dernier baron de Rochedragon, Gilbert, chevalier, seigneur dudit lieu, se trouvant sans descendance, fit donation de la terre et seigneurie de Rochedragon à son neveu Pierre d’Anglards, chevalier, seigneur dudit lieu et du Quartier, dans le contrat de mariage de celui-ci avec Avoise de Tabou le 4 février 1520 ; il resta en possession des descendants de celui-ci jusqu’à la fin du XVIIe siècle.

Divisée dès l’origine en deux branches principales, celle des seigneurs de Rochedragon et Marcillat et celle des seigneurs de Biollet, la famille de Rochedragon a été maintenue dans sa noblesse le 27 mai 1667 et la branche aînée a été confirmée dans son titre de marquis, par lettre du 14 décembre 1822. Elle s’est éteinte dans la personne de Marie-Clotilde de Rochedragon, épouse d’Alphonse –Charles, baron de Beaufort, décédée dernière de son nom le 24 avril 1903.

Armes  : Blason d’azur au lion dragonné d’or, armé, lampassé et couronné de gueules. Blason

Les châteaux successifs

Leur histoire est complexe et a été peu étudiée, cela a donné naissance a bien des légendes. La présence d’un château est attestée au XIème siècle. Il est la propriété de la famille de Roche-d’Agoux. A partir du XVème siècle, la seigneurie change plusieurs fois de propriétaires. Il est probable qu’au fil des siècles les seigneurs successifs aient fait évoluer leur demeure. Un document du XVIIème siècle donne une description de la seigneurie et de ses deux châteaux. Le premier est à deux tours et en ruine. Le second est composé de chambres, tours, écuries, granges, basses cours, jardins, le tout entouré de fossés et d’un verger. Plusieurs descriptions du XIXème siècle situent le château à l’arrière du rocher et y attenant. Le pan de mur percé d’une meurtrière, visible à côté du rocher, est signalé comme appartenant à l’enceinte castrale. Le cadastre napoléonien et ses matrices établis en 1833, sont une mine de renseignements. Le piton quartzeux est dénommé "rocher du château Banu". Le château, non ruiné, décrit au XVIIème siècle, est encore visible. Les jardins à la française, aménagés sur différents niveaux, apparaissent nettement. Plusieurs bâtiments sont dénommés le château. Une parcelle est appelée "la chapelle". Deux bâtiments, aujourd’hui disparus, de part et d’autre d’une rue dits "de la Porte". Un chemin est accompagné de la mention "ancien fossé du château". Il englobe toutes les parcelles mentionnées ci-dessus. Cela laisse supposer l’existence d’une enceinte castrale ovale. Une hypothèse, parmi d’autres toutes aussi plausibles, peut être proposée à partir de ces éléments : une première structure défensive a pu exister, établie autour du piton de quartz formant un point dominant. Ce premier château a été délaissé au profit d’une construction plus confortable éloignée d’une centaine de mètres de l’’ancien et positionné sur l’autre point culminant du bourg. Le vieux château du rocher aurait été inclus dans les basses-cours. Le château moderne était situé à l’emplacement de l’actuel réservoir d’eau de la commune. Château Banu est parfois mentionné à tort comme étant le château de Roche-d’Agoux. cadastre napoléonien



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